Catégorie : Interviews

Interview 2

La plupart des monuments historiques de Tokyo se trouvent dans cette zone, notamment dans le quartier d’Asakusa particulièrement riche en édifices religieux, dont surtout le temple bouddhiste Sensō-ji (dédié au Bodhisattva Kannon, il s’agit du plus ancien temple de Tokyo10, initialement construit en645, et ancien temple tutélaire de la dynastie des Shogun Tokugawa11, il fut en partie détruit par les bombardements américains de 1945 mais reconstruit à l’identique, ses portes monumentales, appelés Hōzōmon, sont les seuls monuments de la Métropole à être classés comme Trésor national). Les sanctuaires shinto d’Asakusa (dédié aux fondateurs du temple, l’un des plus fréquentés de la ville, et l’un des rares à avoir totalement survécu au tremblement de terre de 1923 et aux bombardements américains de 1945 et datant de 1649) et le Kume no Heinai-dō (dédié à Kume no Heinai, un samouraï du xviie siècle, détruit en 1945 mais reconstruit en 1978). Les autres principaux monuments historiques de Tokyo sont le château d’Edo et actuel Kōkyo (quelques murailles et douves sont des vestiges de la forteresse originelle du xve siècle), le Zōjō-ji (temple bouddhiste au bouddha Amida et ancien mausolée principal des Shogun Tokugawa, à Shiba dans l’arrondissement de Minato), la pagode à cinq niveaux du zoo d’Ueno ou encore du Nihonbashi (célèbre pont datant du xviie siècle dans le quartier du même nom et l’arrondissement de Chūō, il marquait le point de départ du Tōkaidō, principale route reliant Edo à Kyoto, et qui sert toujours aujourd’hui de point 0 au kilométrage des routes japonaises).

Interview 1

Au sens de l’ONU, l’aire urbaine de Tokyo-Yokohama, proche de la « Grande Aire métropolitaine du Kantō » définie par le Bureau des statistiques japonais, est la plus peuplée du monde. Elle comprend la majeure partie des préfectures ChibaKanagawaSaitama, et quelques parties d’autres préfectures. Elle compte en 2007 35,676 millions d’habitants16 répartis sur un espace bâti continu (le second au monde après celui du Grand New York) de 7 835 km217, soit approxiativement 4 553 hab/km2, et plus du quart de la population totale du Japon (27,9 %) résidant sur un peu plus de 2 % du territoire national.

Enfin, dans un sens statistique plus large, l’aire métropolitaine de Tokyo, en suivant la définition utilisée pour délimiter celle de New York, englobe la quasi-totalité des préfectures de Chiba,Kanagawa et Saitama, mais également des régions environnantes moins urbanisées, soit des parties des préfectures de GunmaTochigi et Ibaraki au nord et de la péninsule d’Izu, dans lapréfecture de Shizuoka, au sud-ouest. Elle compte alors une population estimée en février 2008 à 39,2 millions d’habitants et s’étend sur plus de 16 400 km2. Cette région urbaine a une densité de population d’environ 2 400 hab/km2.

Elle constitue l’hypercentre et la limite est de la Taiheiyō Belt, la mégalopole japonaise qui s’étend sur 1 200 km de Tokyo au nord-est à Fukuoka au sud-ouest, en passant par le triangleOsakaKōbeKyoto (la conurbation Keihanshin) et en suivant toute la côte sud d’Honshū et s’étendant au nord de Kyūshū, et réunit approximativement 83 millions de personnes.