Comment font les Sumos pour grossir ?

La lutte de Sumo est un sport de contact ou deux obèses japonais (il y en a d’autres nationalités aussi) doivent se pousser en dehors d’un ring circulaire pour gagner, ou alors faire toucher le sol avec une partie du corps autre que les pieds à leur adversaire. C’est peut-être le seul sport ou les compétiteurs doivent prendre le plus de gras possible.

Bien que ce sport soit apprécié au Japon, presque comme une religion, le terme Sumo renvoit plutot a un japonais obèse en string.
On peut se demander alors comment font-ils pour être aussi gros et rapide ? la réponse est double: l’entrainement, et un régime spécial.

Le poids est important pour un entrainement de sumo car il n’y a pas de divisions par poids dans ce sport. Un lutteur sumo mange environ 8000 calories par jour, soit le double d’un adulte japonais moyen.

Les secrets du régime sumo

  • Ils zappent le petit-déjeuner: la journée d’un sumo commence autour de 5h du mat’. Il se réveille et va directement s’entraîner. Faire de l’exercice avec un estomac vide aide à gagner du poids, car le métabolisme est bas et il est plus difficile de brûler des calories, donc plus facile de conserver de l’énergie.
  • Ils mangent deux gros repas par jour, des portions ÉNORMES  Leur premier repas se fait à 11h. Ils mangent ce qu’ils appellent le ‘Chanko’ (diminutif de chanko nabe), un genre de fondue hypercalorique composée de beaucoup de protéines: du poulet, du poisson, du boeuf mais aussi beaucoup de légumes: du chou chinois, du daikon (radis) et des champignons. Le tout mijote dans un « nabe », une marmite japonaise. Cela dit il n’y a pas vraiment de recette fixe et ils mettent un peu tout ce qu’ils trouvent dedans. Curieusement ce n’est pas très gras. D’ailleurs, certains lutteurs à la retraite tiennent des restaurants spécialisés dans le chanko.
  • En plus du chanko, ils se tapent des tonnes de riz et de plats additionnels. Et oui ce sont surtout les glucides qui font grossir !
  • Ils boivent de la bière avec tout ça. Pas besoin de vous faire un dessin, le bide à bière tout le monde connait.
  • Ils font la sieste après manger, au moins 4 heures.
  • Ils mangent dans une atmosphère sociale, ce qui pousse à manger davantage (c’est prouvé scientifiquement !)
  • Ils mangent tard le soir, vers 19h-21h: manger juste avant d’aller se coucher fait que leur corps stocke le gras.

Devenir Sumo est risqué

Même si ce sont des athlètes, des études ont montrées que leur espérance de vie allait de 60 à 65 ans. Ils ont beaucoup de risques d’attraper une maladie cardio-vasculaire, du diabète, d’avoir une pression sanguine élevée et d’avoir une attaque cardiaque. En gros (haha), tout ce qui est associé à l’obésité.

Pour les sumos les plus minces, ça peut toutefois s’avérer difficile de prendre du poids. Ils se gave comme des oies jusqu’à gerber. Pas si simple de devenir sumo.

Si vous songez à le devenir, réfléchissez-y à deux fois. Et si vous voulez perdre du poids, vous savez désormais ce qu’il ne faut pas faire.




Quelques faits intéressants sur les sumos

  • Les femmes ne sont pas admises dans le dojo où s’entraînent les sumos. Il n’y a même pas eu une exception pour une ministre qui voulait présenter les prix à un tournois. Une femme a essayée de rentrer dans le ring durant un combat en 2007 mais a été arrêtée.
  • Les sumos doivent se laisser pousser les cheveux assez long pour les coiffer en chignon.
  • Quand le gouvernement Meiji a ordonné que tout le monde défasse son chignon, seuls les sumos eurent le droit de le garder. Cependant ils doivent le couper lorsqu’ils sont à la retraite.
  • Ils doivent tout le temps porter leur vêtement traditionnel en public.
  • Les combats étaient toujours faits à l’extérieur, jusqu’à ce que le premier Kokugikan (centre sportif) fut construit en 1909 à Tokyo.
  • Les sumos ne doivent pas conduire de voiture, plus par tradition que par sécurité à cause de leur poids.
  • Le mawashi (le truc qu’ils portent autour de la taille) fait environ 9 à 14 mètres de long. Seulement les sumos les plus forts peuvent en porter des faits en soie. C’est censé protéger les organes vitaux en plus de pouvoir s’y accrocher pour saisir son adversaire.
  • A ses début, le sumo permettait au vainqueur de danser et d’entendre sa musique préferée. Un peu comme lors des combats de catch ou de boxe de maintenant.
  • Les lutteurs de sumos sont appelés au Japon ‘rikishi’, et non pas ‘sumotori’.
  • Les lutteurs les mieux classés se font servir leurs repas par les apprentis.
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